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Les poulets sans antibiotiques ce n’est pas pour demain (Santé publique)
Les Rôtisseries St-Hubert, une importante chaîne de restauration du Québec étaient passées au poulet sans farine animale en 2002 et espéraient faire le saut vers le poulet sans antibiotique en 2003. Après des mois d’expérimentation, le projet est sur la glace. Éliminer complètement les antibiotiques dans des élevages soumis, entre autres, à un environnement climatique changeant, qui favorise les infections bactériennes, est complexe. Or, si des produits naturels de rechange existent, on est dans le domaine de l’expérimentation pas dans celui de l’utilisation à grande échelle. La tâche n’est pas impossible, selon Martine Boulianne de l’Université de Montréal, mais il faut laisser le temps aux volatiles…et à leurs propriétaires le temps de s’adapter.

Certes, le poulet sans antibiotique est diponible dans les supermarchés, mais on parle alors de petites quantités et surtout d’un cahier de charges privé et donc non dévoilé même s’il est contrôlé par une firme indépendante. Il faut avoir la foi ! En attendant, il faut se rassurer avec le fait que la période de délai entre la dernière dose d’antibiotique et l’abattage est suffisante pour qu’il ne reste aucune trace du produit une fois le volatile dans nos assiettes ! Stressant le débectage des poulets ?

Le débectage est considéré comme une mesure très utile par les producteurs et inaceptable par certains groupes. Cette étude a révélé que le niveau de stress, tel qu’indiqué par la concentration de corticostérone, n’augmentait pas de manière significative quelle que soit la méthode utilisée. L’utilisation d’un appareil à infrarouge serait avantageuse pour l’animal (moins de manipulations, moins de risque de blessures) et pour le producteur (moins coûteux, pas de diminution de l’ingestion alimentaire). Plus de porcs non ambulatoires arrivent aux abattoirs depuis 10 ans

L’étude semble démontrer que ce phénomène serait dû à la manipulation trop brutale (bâton électrique) des animaux lors du chargement et du transport vers l’abattoir. Les animaux présentent alors de l’hyperthermie, de l’acidose métabolique et une résistance au déplacement. Fait intéressant, le gène dit du stress est présent chez seulement 10% de ces porcs non ambulatoires. La modification de la diète, bien qu’elle ait permis une augmentation du pH, n’a eu aucun effet sur le taux de porcs non ambulatoires que les porcs soient manipulés délicatement ou non.

Plus d’abattage massif au Pays-Bas Désormais, lors d’une éclosion de maladie infectieuse, seuls les animaux atteints et les animaux sains se trouvant à proximité du foyer d’infection seront éliminés : les autres seront vaccinés. L’abattage massif d’animaux était pratiqué au Pays-Bas lors d’une épidémie de fièvre aphteuse ou d’influenza aviaire, par exemple.

Un nouveau test rapide de dépistage post-mortem de l’ESB Jusqu’à présent seule la structure du prion normal était connue, la structure du prion anormal ayant plutôt été modélisée ou suggérée. Grâce à un anticorps mis au point par l’INRA, on vient d’établir expérimentalement que seule une région restreinte du prion normal est altéré dans le prion anormal. Par ailleurs, les chercheurs ont pu constater que la portion du prion qui se liait à cet anticorps était préservée dans la forme anormale de la protéine, ce qui a donné naissance à un nouveau test rapide de dépistage post-mortem du prion qui vient d’être validé par l’UE. C’est l’analyse par rayon X d’un cristal formé de la protéine prion et d’un fragment de cet anticorps qui a permis d’enfin observer directement la structure du prion. Ce résultat a pu être généralisé à plusieurs espèces de mammifères, primates compris, naturellement ou expérimentalement sensibles aux maladies à prions, aucun contre-exemple n’ayant été identifié à ce jour.

Survivre à la rage sans vaccination Le CDC américain a annoncé le premier cas d’humain non vacciné ayant survécu à la rage. L’adolescente déjà très malade a été plongée dans le coma pour ensuite recevoir un coktail d’antiviraux. La guérison est-elle due à une de ces produits, on ne pourra le dire avant que la thérapie soit à nouveau essayée chez un autre patient.

La prochaine pandémie de grippe Les ministres de la Santé de treize pays asiatiques ont été avertis par un expert de l’OMS : une pandémie de grippe est inévitable dans les prochaines années parce que la dernière remonte à 1918 et que normalement l’humanité en connaît plusieurs au cours d’un siècle. Le tiers de la population mondiale sera touché et de 2 et 7 millions pourraient en mourir. Si le prototype de vaccin qui sera testé en janvier 2005 s’avérait efficace, la campagne de vaccination nécessitera une coordination mondiale.

Le virus du Nil évolue… Les auteurs de l’étude Emergence of attenuated West Nile virus variants in Texas ont étudié les variations génotypiques et phénotypiques pour voir si le virus avait évolué depuis on introduction en Amérique du Nord. Ainsi, plusieurs isolats obtenus au Texas en 2003 se répliquent moins bien que des isolats de 2002 ou des isolats obtenus à New-York en 1999. Chez la souris, ces isolats présentent un pouvoir d’envahissement du système nerveux moins important tout en conservant la même neurovirulence. Le génome de ces isolats a été caractérisé.

Un grand transformateur appuie le traçage par l’ADN Maple Leaf, un gros joueur de l’industrie alimentaire canadienne, utilisera un système de traçabilité par l’ADN pour ses exportations de viande au Japon dès décembre 2004. La compagnie estime que tous les transformateurs canadiens devraient emboîter le pas. Maple Leaf, qui produit également du biodiésel, lorgne du côté de la Chine et pour cause : d’ici 10 ans, la seule augmentation de la consommation de porc dans ce pays équivaudra à plus que le marché américain dans son entier !

Dérèglementation de la profession vétérinaire en France ? Un rapport commandé par le gouvernement français recommande la dérèglementation des professions protégées que les auteurs jugent en partie responsables de la non-résorption du chômage. Selon eux, la concurrence qui résulterait de cette dérèglementation génèrerait un dynamisme économique. Les opposants rétorquent que la pénurie de vétérinaires en campagne risquerait de s’aggraver puisque les cliniques de petite taille devrait se déplacer vers les marchés suffisamment gros pour

Un moteur de recherche taillé sur mesure pour les scientifiques Google lance un moteur de recherche qui indexe uniquement les textes scientifiques (revues,thèses, livres, rapports techniques). La plupart des documents revus par des comités de pairs ont été rendus accessibles (recherche en plein texte) à Google : les abonnés pourront alors récupérer l’article intégral alors que les autres devront se contenter d’un résumé. Quant aux articles gratuits, ils seront avantagés par rapport aux autres qu’ils se trouvent sur le site d’un éditeur électronique à libre accès comme BioMed Central ou sur un site personnel.

Scientifiques, vous polluez ! Les déplacements aériens des scientifiques contribuent aux 3,5 % d’émissions polluantes imputables à l’industrie aérienne (ce chiffre doublerait d’ici 15 ans). Un éditorial de Nature donne comme exemple un congrès scientifique qui a rassemblé 3 100 experts aux É.U.: même les scientifiques américains s’y sont majoritairement rendus en avion. Prévoir un site accessible autrement qu’en avion et réduire la taille des délégations peuvent atténuer le problème, mais tant que les gaz d’échappement des avions ne seront pas inclus dans le protocole de Kyoto en 2012, on peut penser que peu de mesures seront prises à cet égard.

L’UE resserre les règles pour le transport des animaux Les règles régissant le transport des animaux seront reserrées. Aucun changement relatif à la durée totale du transport sans interruption : 24 heures pour les porcs (accès à l’eau), 24 heures pour les chevaux (abreuvés aux 8 heures) et 29 heures pour les autres (arrêt d’une heure). Cependant, ce volet sera revu dans 4 ans. Ce qui change : amélioration de la formation et certification des transporteurs, tri plus sévère des animaux aptes au transport, meilleure collaboration entre les pays dans l’application des règlements, plus grande souplesse pour les régions éloignées et un examen du volet ventilation et température l’an prochain.

Un rappel pour Noël : Fido ne doit pas manger de chocolat …ni de poinsettias ! Comment éviter de se retouver chez le vétérinaire le 26 décembre ! Utiles, les suppléments protéiniques pour les bovins de boucherie ? (Économie) Un chercheurs albertain soutient que ces suppléments de protéines non dégradées n’améliorent pas le gain de poids de manière notable et représente une dépense inutile. Même dans les conditions hivernales de l’Ouest canadien, la vache de boucherie gestante ou en lacatation n’aurait pas besoin d’un surplus de protéines mais seulement d’un surplus d’énergie, contrairement à ce que les nutritionistes ont toujours affirmé. Il semblerait que la dégradation des protéines ralentit au froid et que les bactéries du rumen deviennent plus efficaces.

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